Grande paire de lions gardiens Singha en bronze (88 cm)
€4800,00
Imposante paire de lions gardiens de temple « Singha », en bronze, Thaïlande, début du 20ème siècle.
- H 88 CM X P 50 CM X L 48 CM. Environ 70 kg la paire.
- Vendus en une paire indissociable.
- Provenance: Succession du marchand et collectionneur Claude de Marteau.
- Vendu avec attestation de provenance
- En savoir plus sur la vie, les pièces de Claude de Marteau? https://www.thecdmcollection.be/
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Les lions Singha, gardiens des temples bouddhistes de Thaïlande
Cette grande paire de lions gardiens Singha en bronze provient de la Collection Claude de Marteau, où elle fut retrouvée parmi un important ensemble de sculptures et d’objets d’art d’Asie du Sud-Est réunis par le collectionneur au cours de plusieurs décennies. Destinés à un temple bouddhiste, ces gardiens n’avaient pas seulement une fonction décorative. Ils protégeaient symboliquement les lieux sacrés, veillant sur les fidèles, les moines et les statues de Bouddha conservées dans l’enceinte du sanctuaire.
Le nom Singha dérive du sanskrit Siṃha, « lion ». Introduite en Thaïlande avec les traditions religieuses venues d’Inde, cette créature mythique devient l’un des grands symboles de la protection dans l’art bouddhique. Son équivalent en Birmanie est le Chinthe, autre lion gardien que l’on retrouve à l’entrée des pagodes et des monastères. Bien que leurs formes diffèrent selon les traditions artistiques, Singha et Chinthe remplissent la même fonction protectrice auprès des lieux de culte et des statues de Bouddha.

Deux imposantes statues de lions gardiens de temple se trouvaient également dans le jardin de Claude de Marteau.
Des gardiens indissociables de l’architecture religieuse
Les Singha sont presque toujours représentés par paires. Placés au pied d’un escalier, devant une porte monumentale ou à proximité d’une statue de Bouddha, ils marquent le passage entre le monde profane et l’espace sacré. Leur silhouette puissante, leur gueule entrouverte et leur crinière stylisée évoquent moins un lion réel qu’une créature protectrice chargée d’éloigner les influences néfastes.
Dans les temples de Thaïlande, ils occupent une place comparable à celle des chofas de temple bouddhiste, ces grands ornements de faîtage qui veillent eux aussi sur les édifices religieux. Les uns gardent l’accès au sanctuaire, les autres dominent sa toiture, participant ensemble à un langage symbolique où chaque élément architectural possède une fonction protectrice.
Une sculpture monumentale de l’art thaïlandais
Les grands lions gardiens Singha en bronze sont aujourd’hui parmi les sculptures les plus recherchées de l’art ancien de Thaïlande. Leur présence majestueuse, leur qualité de fonte et leur riche symbolique expliquent leur intérêt auprès des collectionneurs d’art asiatique. Plus qu’une simple statue de gardien, cette paire témoigne du raffinement des ateliers thaïlandais et de la place essentielle qu’occupait la protection des temples bouddhistes dans l’iconographie traditionnelle.













