Table Gerbe 56A par Maria Pergay

€12500,00

Table « Gerbe » en acier inoxydable brossé et poli, également appelée Sheaf (Faisceau), design Maria Pergay, édition des années 70.

  • La dalle de verre épaisse est d’époque mais n’est pas d’origine. Cette composition apparaît toutefois plus actuelle que la version initiale en verre fumé, sensiblement plus fine. Le poids important de la dalle engendre un léger effet de ressort des lames : le plateau présente une flexibilité perceptible lorsqu’on s’y appuie.
  • La dalle de verre est en très bel état et ne présente pas de rayures significatives. Poids estimé: env. 50 kg.
  • Selon l’ouvrage de référence, la table « Gerbe » existe en plusieurs variantes et cet exemplaire en présente huit, réparties sur quatre pieds.
  • Dimensions
    Diamètre : 119,5 cm
    Hauteur : 75 cm
    Épaisseur du verre : 2 cm

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Maria Pergay, une autre manière de travailler l’acier

Maria Pergay (1930–2023) occupe une place singulière dans le design français. À la fin des années 60, elle fait de l’acier inoxydable le matériau privilégié d’un mobilier aux formes libres et sculpturales. Sous son regard, le métal se courbe, s’enroule et se déploie : sa rigidité permet de dessiner des silhouettes qui semblent parfois aussi souples qu’un ruban.

En 1968, elle présente une collection de meubles en acier inoxydable à la galerie Maison et Jardin, à Paris. Le lit Tapis Volant, la chaise Anneaux et les recherches autour de la vague illustrent cette démarche : la structure devient elle-même le sujet du meuble. Cette approche contribue au renouvellement du mobilier des années 70, entre usage quotidien, expérimentation et sculpture.

La table Gerbe, référence 56A

La table Gerbe exprime cette recherche à travers un piètement composé de lames métalliques courbes. Évasées au sol, resserrées au centre puis ouvertes sous le plateau, elles dessinent un mouvement qui évoque une gerbe. Les vides entre les éléments participent pleinement à la composition : le regard traverse le piètement et en découvre les courbes selon l’angle d’observation.

Vue contre-plongée de la table Gerbe de Maria Pergay en acier poli et brossé.

Alternance de faisceaux d’acier brossé et poli.

Sur l’exemplaire présenté, le plateau circulaire en verre transparent laisse apparaître cette construction. Sa surface sobre donne toute sa place au dessin du métal, dont les reflets évoluent avec la lumière et l’environnement. La table conserve ainsi une présence sculpturale sans fermer visuellement l’espace.

Une table ronde pour la salle à manger ou une entrée

Parmi les tables à manger de cette période, la Gerbe se distingue par la place accordée au piètement central. Dans une salle à manger, elle peut être accompagnée de chaises aux lignes sobres, qui laissent sa structure visible. Le bois ou un revêtement textile apportent un contraste chaleureux avec le verre et le métal.

Photo de la table Gerbe de Maria Pergay dans le livre de Demisch Danant

La table Gerbe représentée sous la référence 56 A dans l’ouvrage de référence Complete Works 1957–2010

Dans une entrée généreuse, elle peut également être disposée en table de milieu. Cette implantation permet de tourner autour du meuble et d’apprécier les variations de son dessin, plutôt que de le découvrir depuis un seul point de vue.

Bibliographie : Suzanne Demisch et Stéphane Danant, Maria Pergay: Complete Works 1957–2010, Damiani, 2011, p. 157, référence 56A.

Maria Pergay, de l’objet précieux au mobilier en acier

Maria Pergay (1930–2023) occupe une place singulière dans le design français. Avant de se consacrer au mobilier, elle travaille l’argent et réalise des objets précieux, notamment pour plusieurs grandes maisons de couture parisiennes. Cette expérience du métal, envisagé autant pour ses qualités plastiques que pour ses reflets, prépare ses recherches ultérieures autour de l’acier inoxydable.

À la fin des années 60, sa rencontre avec la société française Uginox marque un tournant. Sollicitée à l’origine pour concevoir des objets en acier destinés à la clientèle de l’entreprise, Maria Pergay convainc celle-ci de lui laisser davantage de liberté et entreprend de transposer ce matériau à l’échelle du mobilier.

Sous son regard, l’acier inoxydable se courbe, s’enroule et se déploie. Sa rigidité devient paradoxalement le moyen de dessiner des silhouettes qui semblent parfois aussi souples qu’un ruban.

En 1968, elle présente une collection de meubles en acier inoxydable à la galerie Maison et Jardin, à Paris. Le lit Tapis Volant, la chaise Anneaux et ses recherches autour de la vague illustrent cette démarche : la structure devient elle-même le sujet du meuble. Cette approche contribue au renouvellement du mobilier des années 70, entre usage quotidien, expérimentation et sculpture.

La table Gerbe, référence 56A

La table Gerbe exprime cette recherche à travers un piètement composé de lames métalliques courbes. Évasées au sol, resserrées au centre puis ouvertes sous le plateau, elles dessinent un mouvement qui évoque une gerbe. Les vides entre les éléments participent pleinement à la composition : le regard traverse le piètement et en découvre les courbes selon l’angle d’observation.

Vue contre-plongée de la table Gerbe de Maria Pergay en acier poli et brossé.

Alternance de faisceaux d’acier brossé et poli.

Sur l’exemplaire présenté, le plateau circulaire en verre transparent laisse apparaître cette construction. Sa surface sobre donne toute sa place au dessin du métal, dont les reflets évoluent avec la lumière et l’environnement. La table conserve ainsi une présence sculpturale sans fermer visuellement l’espace.

Une table ronde pour la salle à manger ou une entrée

Parmi les tables à manger de cette période, la Gerbe se distingue par la place accordée au piètement central. Dans une salle à manger, elle peut être accompagnée de chaises aux lignes sobres, qui laissent sa structure visible. Le bois ou un revêtement textile apportent un contraste chaleureux avec le verre et le métal.

Photo de la table Gerbe de Maria Pergay dans le livre de Demisch Danant

La table Gerbe représentée sous la référence 56A dans l’ouvrage de référence Complete Works 1957–2010

Dans une entrée ou un hall, elle peut également être disposée en guéridon. Cette implantation permet de tourner autour du meuble et d’apprécier les variations de son dessin, plutôt que de le découvrir depuis un seul point de vue.

Bibliographie : Suzanne Demisch et Stéphane Danant, Maria Pergay: Complete Works 1957–2010, Damiani, 2011, p. 157, référence 56A.

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